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Adoptons l'espéranto comme langue commune pour l'Europe

L'espéranto est une langue vivante déjà parlée par plusieurs millions de personnes, qui s'apprend 10 fois plus vite que toute autre langue. Tous les Européens pourraient parler espéranto en quelques années, ce qui permettrait de mieux se comprendre et de mieux vivre ensemble.

Pourquoi l'espéranto ?

Avec 24 langues officielles, il est impossible de tout traduire : l'Union européenne a donc besoin d'une langue commune neutre, notamment comme langue de travail au sein des institutions européennes lorsque le recours à la traduction n'est pas possible. Avec un vocabulaire issu des langues européennes, une grammaire simple et régulière, une écriture phonétique et une prononciation facile, l'espéranto s'apprend facilement et rapidement. De nombreux sites permettent de l'apprendre en ligne gratuitement et de la parler en seulement quelques mois.

Pour un monde plus juste

En 1887, Ludwig Lazare Zamenhof vivait dans une Pologne occupée par la Russie. Il observe alors que les langues ne sont pas seulement un moyen de communication, mais aussi un vecteur de domination de certains peuples par d'autres. Il crée alors l'espéranto, une langue neutre qui appartient à tous les peuples, face à laquelle tous sont égaux. Sa facilité d'apprentissage permet à tous de l'apprendre à peu de frais, évitant ainsi l'émergence d'une société à deux vitesses.

Une mise en oeuvre progressive

  1. Proposer l'espéranto comme langue optionnelle dans toutes les écoles françaises et européennes
  2. Favoriser l'apprentissage de l'espéranto dans les entreprises et les administrations
  3. Faire de l'espéranto la 25ème langue officielle de l'Union européenne, donnant ainsi la possibilité (mais pas l'obligation) aux citoyens et fonctionnaires européens d'utiliser cette langue dans leurs communications
  4. Adopter l'espéranto comme langue commune auxiliaire

 

Nous ne souhaitons pas imposer l'espéranto mais le proposer à tous les Européens. Nous croyons que ceux-ci l'adopteront ensuite spontanément grâce à ses qualités intrinsèques.

Pourquoi pas utiliser une langue nationale ?

Adopter une langue nationale comme langue commune européenne poserait de nombreux problèmes. Déjà, toute langue nationale véhicule la culture et le mode de pensée d'un pays, au détriment des autres. En outre, les langues nationales sont difficiles à maîtriser, ce qui crée une discrimination linguistique entre les locuteurs natifs qui le parlent sans effort, par rapport aux non-natifs qui, malgré des efforts d'apprentissage considérables, se retrouvent en situation d'infériorité. Ainsi, on entend parfois dire que tout le monde parle anglais en Europe, mais c'est faux : à peine un Européen sur quatre est capable de comprendre une conversation en anglais.

René Descartes

Il faudra que l'humanité crée une langue internationale ; sa grammaire sera si simple qu'on pourra l'apprendre en quelques heures.

Willem Drees

Ancien premier ministre hollandais

Nous devons enfin avoir une langue commune pour l'utilisation internationale et (...) je suis convaincu qu'une langue neutre comme l'espéranto, devant laquelle tous les hommes se trouvent égaux en droit, est préférable.

Léon Tolstoï

J'ai trouvé l'espéranto très simple. Ayant reçu une grammaire, un dictionnaire et des articles en espéranto, j'ai pu arriver facilement, au bout de deux petites heures, sinon à l'écrire, du moins à le lire couramment.

Nos actions

Promouvoir la connaissance et l'apprentissage de l'espéranto

Interpeller les pouvoirs publics et la société civile

Lutter contre les discriminations linguistiques et promouvoir la diversité culturelle

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8 rue Saint Florentin

75001 Paris

Questions diverses

L’espéranto est-il une vraie langue ?


Oui, l'espéranto est parlé et écrit par des millions de personnes sur les cinq continents depuis plus d’un siècle, dans tous les domaines où les hommes et femmes vivent et travaillent, notamment dans les familles, en littérature, les sciences, tourisme, commerce.

Porté pendant des décennies par une communauté de plusieurs millions de locuteurs qui l’utilisent dans tous les domaines de la vie, l'espéranto est devenu une véritable langue vivante.

Il faut noter que plusieurs autres langues ont été construites, à l'image de l'espéranto, et sont fortement utilisées aujourd'hui : on peut citer le norvégien, l’hébreu moderne, l’indonésien, le swahili,...




L'espéranto est-il une "novlangue" pauvre et sans nuances ?


Bien au contraire, bien qu'il s'apprenne très rapidement, l'espéranto est une langue capable d'exprimer plus de nuances que la plupart des autres langues. Il est ainsi possible de traduire des livres ou des textes d'autres langues, de manière beaucoup plus fidèle qu'en les traduisant en français ou en anglais, car le vocabulaire espéranto est beaucoup plus étendu. Comment cela est-il possible ? Tout simplement, parce que sur chaque mot, il est possible de rajouter des préfixes ou des suffixes qui précisent le sens, qui apportent des nuances au propos, et ainsi d'exprimer sa pensée avec la plus grande précision. En outre, le vocabulaire espéranto a beaucoup évolué au fil des années, et s'est enrichi dans tous les domaines : vie courante, sciences, techniques, philosophie, biologie, médical, etc.




L’espéranto a-t-il une culture ?


L’espéranto a une culture très différente de celle des autres langues et cela explique peut-être pourquoi tant de personnes ne la perçoivent pas.

La plupart des langues ont une culture exclusive en ce sens que, lorsque l’on est Français, on n’est pas Allemand, ni Russe, ni Argentin. Les langues, malgré toutes leurs qualités indéniables, servent à différencier les hommes et constituent un des éléments fondamentaux de leur identité et dans la formation des nations, voire dans la dérive vers les nationalismes.

L’espéranto, en revanche, a une culture inclusive car il accueille tous les hommes de tous les pays pour former une culture nouvelle, avec les apports de toutes les autres, d’où sa foisonnante richesse. La fameuse idée interne de la langue prône la paix, la fraternité et l’ouverture vers les autres cultures grâce notamment à la possibilité de se comprendre enfin sur un pied d’égalité. Cela est si différent que la culture espérantiste a tendance à passer inaperçue aux yeux de ceux qui n’ont pas approfondi le sujet.

Pour revenir à des aspects plus tangibles comme la production littéraire et musicale, l’espéranto a certes une culture moins étoffée que celle des grandes langues, mais égale ou supérieure à beaucoup d’autres petites langues de par le monde. Le nombre de livres, de revues et de disques édités chaque année l’atteste. Et il faut comparer ce qui est comparable. L’espéranto n’existe que depuis 120 ans ! Quelle autre langue, sans nation pour la promouvoir, peut se vanter de faire preuve d’une si belle vitalité culturelle et linguistique ?




Pourquoi pas l'espéranto pour le monde entier ?


L'espéranto pourrait bien sûr être adopté par le monde entier, et l'humanité entière y gagnerait. Cependant le problème linguistique se pose de manière encore plus critique dans l'Union européenne, car avec 24 langues officielles qui sont toutes théoriquement égales, cela ne fonctionne pas. Seuls 5% des documents et discussions officiels sont traduits, et donc une langue s'impose progressivement dans toutes les institutions européennes : l'anglais. Or la plupart des Européens ne parlent pas anglais, car c'est une langue très compliquée à apprendre, et le coût de l'enseigner correctement à tous les citoyens européens serait vertigineux. Pour que l'Union européenne fonctionne de manière démocratique, l'adoption de l'espéranto comme langue commune est la solution idéale car elle permettrait à tous les Européens de se comprendre à moindre coût et en un minimum de temps.




N'est-ce qu'une question budgétaire ?


Le problème est beaucoup plus profond qu’une simple question budgétaire. La question linguistique au sein de l’Union européenne est d’abord une question d’efficacité et d’équité. Aujourd’hui, hormis les grandes réunions plénières, l’ensemble des institutions européennes, agences et organismes rattachés travaillent exclusivement en anglais, langue beaucoup plus difficile qu’on ne le pense et qui n’est maitrisé que par les anglophones natifs et une petite minorité de non natifs. Le résultat est que le premier critère de recrutement des institutions européennes repose sur un bon niveau d’anglais au détriment des qualités intrinsèques nécessaires pour exercer l’emploi. Ainsi l’UE se prive d’une grande partie des compétences disponibles en Europe et notamment de compétences acquises ailleurs que dans des instituts de formations anglophones ce qui pose aussi un problème de diversité des cultures et courants de pensée. L’autre conséquence encore plus grave est un problème d’équité. Exclure de l’Union européenne, dans les recrutements, dans les informations mises à disposition en anglais uniquement par les organes de communication de l’UE ceux dont l’anglais n’est pas la langue pose un sérieux problème démocratique. Penser comme le disent certains que l’on pourrait résoudre le problème en renforçant l’apprentissage de l’anglais aux non anglophones est aussi une grave erreur. D’une part, cette méthode a déjà fait preuve de son inefficacité, d’autre part est-il équitable d’imposer à une partie de population un apprentissage fastidieux d’une langue difficile avec laquelle les gens ne seront jamais aussi à l’aise qu’un natif, natif qui lui peut consacrer ce temps d’apprentissage à tout autre langue ou sujet de son choix ? Le résultat de cette politique linguistique, officiellement multilingue mais dans les fait « l’anglais d’abord » est que l’on a une Europe à deux vitesses avec les anglophones, citoyens privilégiés, et les non anglophones, citoyens de 2ème zone. Cette discrimination linguistique qui contribue à la création d’une élite qui dirige et des citoyens qui sont infantilisés par le système n’est certainement pas étrangère entre le rejet de cette forme d’Europe par les Européens qui s’en sentent exclus. Ne pouvant se reconnaître dans cette l’Europe, le résultat est un repli des Européens vers leur propre culture nationale, sur leurs valeurs propres, et la formation d’une ligne de fracture entre les élites qui dirigent et les citoyens. L’histoire enseigne que de nombreux systèmes politiques, y compris les plus prestigieux ou les plus forts (en apparence) se sont écroulés pour ces raisons. Pensons à la chute de l’URSS dont les peuples non russophones dominés depuis des décennies ont repris leur liberté dès l’occasion s’est présentée. Regardons tous ces conflits parfois meurtriers où des peuples défendent leurs droits linguistiques qu’ils sentent, à tort ou à raison, menacés. L'Union européenne risque donc de se construire sur un mélange explosif qui ne résistera pas à une crise un peu plus grave que les autres...




La meilleure solution pour l'Europe n'est-elle pas la traduction ?


Avec 24 langues officielles, la traduction au sein de l’Union Européenne ne fonctionne pas. Les coûts de traduction et d’interprétariat élevés (environ 1 milliard d’euros par an) permettent à peine de couvrir 5% des documents et discussions. Le débat citoyen est impossible car aucune langue n’est parlée par tous les Européens. En outre, lorsque certaines personnes sont en mesure de comprendre et répondre aux documents et discussions directement dans la langue de travail, alors que d'autres doivent attendre la traduction, cela crée une distortion énorme dans la capacité de négociation et de réponse entre ces deux catégories de population. Les locuteurs natifs et les quelques pourcents de la population parlant parfaitement la langue de travail (en général l'anglais si l'on parle des institutions européennes), ont donc un avantage concurrentiel clair sur les autres, ce qui n'est pas acceptable dans une Union fondée sur l'égalité entre tous les citoyens.




Tout le monde ne parle-t-il pas déjà anglais ?


Non, seul un Européen sur quatre comprend aujourd'hui l'anglais. Et même parmi ceux-là, très peu le parlent vraiment couramment. En effet, l'anglais véhiculaire utilisé aujourd'hui est, par sa pauvreté et le nombre d'erreurs commises, quasiment un affront à la langue de Shakespeare. Par exemple, de nombreux fonctionnaires européens dénoncent l'anglais bruxellois, victime d'un nivellement par le bas, chacun étant forcé de se conformer au plus petit dénominateur commun, ce qui en retour affaiblit, par manque de pratique, la maîtrise des autres langues. Bien souvent, les élus européens commencent leur discussion en anglais, puis quand il s'agit de défendre des points techniques ou politiques, ils repassent dans leur langue maternelle ! Il faut donc distinguer deux types d'apprentissage des langues étrangères : un apprentissage comme approche culturelle approfondie, pour lire la littérature dans le texte, etc., et l'acquisition d'un outil de communication efficace entre locuteurs de langues différentes.




L'espéranto est-il une langue européenne ? N'est-ce pas injuste pour les non-Européens ?


L'espéranto est effectivement une langue inspirée des langues européennes, puisque le vocabulaire provient principalement du français, anglais, allemand, avec un peu de latin, de grec, de russe,... Il est donc plus facile à apprendre pour les locuteurs natifs de langues européennes, car ceux-ci reconnaîtront un grand nombre de mots sans avoir besoin de les apprendre. Cependant les études montrent qu'il est tout aussi intéressant pour les non-Européens d'apprendre l'espéranto, par rapport à l'anglais ou aux autres langues nationales. En effet, là où un Asiatique par exemple aura besoin de 2 000 heures de cours pour apprendre l'anglais, il lui suffira de 220 heures pour parler parfaitement espéranto. On retrouve donc le même rapport de 1 à 10 en terme de temps d'apprentissage, ce qui fait que tous les peuples du monde auraient intérêt à adopter l'espéranto comme langue de communication internationale.





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