La diversité culturelle en Europe est menacée. L'espéranto est la solution

Mis à jour : 10 déc. 2019

Dans une économie mondialisée, "la langue d'échange a tout intérêt à être la vôtre", écrit Frédéric Pennel dans son récent ouvrage sur la Guerre des langues (1).


Pour en comprendre les raisons, il suffit de lister les avantages, comme l'explique Michel Feltin-Palas dans cet excellent article, dont dispose une langue internationale dominante (rôle que tient aujourd'hui l'anglais) :


1. Une supériorité dans les négociations. Il est évidemment beaucoup plus simple d'imposer ses vues lorsque les conversations ont lieu dans sa langue maternelle. Les Etats-Unis en profitent largement, que ce soit pour le commerce ou pour la diplomatie.


2. Une mobilité professionnelle facilitée. Grâce à l'anglais, un Néo-Zélandais trouve sans difficultés un poste à l'étranger. Un Slovaque ou un Laotien ne possèdent pas le même passeport pour l'emploi.


3. Une capacité à attirer les meilleurs cerveaux. Une fois leurs études terminées, une partie des étudiants étrangers ayant suivi leur cursus à Stanford ou à Harvard s'installent sur place et offrent leurs talents à leur pays d'accueil. Quant à ceux qui rentrent chez eux, beaucoup deviennent les alliés objectifs des Etats-Unis. "S'ils deviennent ministres, ils favoriseront cet Etat dans leurs arbitrages, écrit Pennel. S'ils deviennent entrepreneurs, ils y installeront une filiale. S'ils deviennent leaders d'opinion, penseurs, universitaires ou écrivains, ils répandront dans leur propre pays les idées qu'ils ont ramenées de leurs années de scolarité passées à l'étranger."


4. Une compétitivité scientifique accrue. Dès lors que votre langue maternelle est votre langue de travail, toute votre énergie peut être concentrée sur l'objet de vos recherches. Un physicien américain consacre ainsi 100 % de son temps à la physique. Son collègue français dépense une partie de son énergie à perfectionner son anglais...


5. Une économie de la culture dynamisée. Du Vietnam à la Somalie en passant par Cuba, l'Irak ou l'Afghanistan, les Américains ont connu beaucoup de défaites militaires depuis 1945. Mais avec Disney, Facebook, Apple et Hollywood, ils ont enregistré d'innombrables victoires culturelles. L'idéal pour formater les esprits et, par suite, écouler les produits de l'oncle Sam. C'est l'ancien président - et général - Eisenhower qui a le mieux résumé la situation par cette formule : "Le jazz est le meilleur ambassadeur de l'Amérique".


Notons que les Américains ne sont pas les seuls à avoir saisi ces enjeux. Les Chinois multiplient les Instituts Confucius. Les Britanniques, dans la répartition de leur aide au développement, privilégient les Etats de leur aire linguistique.


L'Union européenne est la seule grande puissance au monde à ne pas défendre une langue qui lui est propre, ce qui laisse ses citoyens en situation de vulnérabilité.


Partant de là, l’enjeu de l’espéranto est crucial : il s'agit ni plus ni moins que de préserver de nos cultures européennes dans toute leur diversité !


Si nos élites politiques décrètent un jour que tous les Européens doivent parler couramment anglais pour pouvoir vivre et travailler dans leur propre pays, alors les familles européennes se mettront progressivement à ne plus transmettre leur langue maternelle à leurs enfants (au profit de l’anglais). Les familles parleront anglais à leurs enfants, au lieu de leur propre langue, pour augmenter leurs chances de réussite professionnelle. Après quelques siècles, cela entraînera ainsi la mort du français et des autres langues européennes.

On le sait peu, mais la trahison linguistique des élites est un invariant de l'Histoire. Après l'arrivée des Romains, les premiers à passer au latin furent les chefs gaulois. Dès le Moyen Age, les notables provinciaux embrassèrent le français au détriment du breton, du picard ou du provençal. Pendant la Seconde guerre mondiale, les collaborateurs s'empressèrent d'enseigner à leur progéniture les rudiments de l'allemand. A chaque fois, les ressorts de cette auto-colonisation culturelle sont les mêmes. S'élever socialement en maîtrisant la langue du nouveau pouvoir. Paraître moderne en singeant les codes des puissants du moment. Se distinguer du peuple, enfin, lequel reste généralement fidèle à la langue historique de son territoire. Quitte à en payer le prix en matière de promotion sociale. (2)


Cette mécanique d’appauvrissement culturel n’existe pas avec l’espéranto car il s’apprend 10 fois plus rapidement et plus facilement que l’anglais : il est donc inutile de l’apprendre dès la naissance. Les citoyens européens pourront continuer d'investir leur temps et leur énergie dans la maîtrise de leurs propres langues, les langues de leurs familles. L’espéranto leur ouvrira les opportunités professionnelles à peu de frais et de manière égalitaire.


Environ 3 000 langues disparaîtront de notre planète d’ici à la fin du XXIè siècle. Notre ambition est qu’aucune langue ni culture européenne ne fasse partie de cette hécatombe !


Enfin, pour célébrer la diversité linguistique et culturelle européenne, cette courte vidéo vous apprendra à dire "bonjour" dans les 24 langues officielles de l'Union européenne :



(1) Guerre des langues : le français n'a pas dit son dernier mot, par Frédéric Pennel. Editions François Bourin, 20 €.

(2) Sur le bout des langues, Michel Feltin-Palas

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